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l'Histoire
"Il y a au moins vingt cinq siècles que nous portons sur nos épaules le poinds de civilisations magnifiques, toutes venues de l'extérieur ; aucune n'agermé chez nous. Depuis deux mille cinq cents ans, nous sommes une colonie".
Comment mieux résumer l'histoire de cette terre et de ce peuple, de sa fierté et de son déarroi, de sa richesse et de sa pauvreté que ne le fait Lampedusa dans "Le Guépard". ?
La plus grande île de la Méditerranée, au centre exact de cette mer autour de laquelle, pendant des siècels, s'afrontèrent tous les peuples, a toujours été l'enjeu de luttes mais n'a jamais réellement pris son destin en main.
Naissance
Selon certaines théories, l'homme srait arrivé en Sicile au début de l'ère quaternaire. A cette époque, en effet, la Sicile aurait été reliée à l'Afrique et les premiers habitants de l'île viendraient donc de ce continent.
Les premières traces concrètes remontent cependant au Paléolithique et se situent dans la partie septentrionale de l'île. A partir du IIème millénaire avant notre ère, trois peuples différents se partagent la Sicile : les Sicanes à l'ouest, les Sicules à l'est et les Elymes au nord-ouest.
Ces derniers seraient des descendants des Anatoliens, arrivés en Sicile après la chute de Troie. Ils fondent Erice et Segeste.
Les Sicanes, peuple guerrier probablement venu de Syrie et de Libye, s'installent à Sant'Angelo Muxaro, dans la province d'Agrigente
Les Sicules, originaires d'Italie, repoussent les Sicanes à l'ouest. La Sicane devient la Sicile.
Les Phéniciens et les Grecs
Au IXème siècle, les Phéniciens, forts de leur nouvelle colonie d'Afrique du Nord, arthage, commencent à installer des comptoirs commerciaux au nord-ouest de l'île
Au VIIIème siècle avant Jésus-Christ, les Grecs débarquent en Sicilze et recontrent tous ces peuples.
Contrairement aux
Phéniciens, dont les ambitions sont plus commerciales que
territoriales, les Grecs sont désireux de favoriser leur
expansion et de trouver des terres nouvelles et fertiles.
Ils entreprennent donc la conquête de la Sicile et implantent des colonies.
La première d'entre elles est fondée à Naxos par des Eubéens, en 735 avant Jésus Christ.
Les Ioniens créent ensuite les cités de Léontinoi, Catane et Zankle (Messine).
Les Mégariens s'installent à Mégaréa Ibléa et à Sélinonte, les Corinthiens fondent Syracuse alors que Rhodiens et Crétois s'unissent et construisent Gela puis Akragas (Agrigente) et Anna.
Les Grecs bâtissent des villes, instaurent des oligarchies et mettent en place des activités commerciales autonomes. Activités qui, biensûr, concurrencent les Phéniciens qui se replient à l'ouest, sur l'île Mozia, sur le cap Lilibeo, à Palerme et à Solunto. La cohabitation dure jusqu'au VIème siècle avant Jésus-Christ.
L'hellénisation de la Sicile se poursuit vers l'intérieur, et suel le nord-ouest demeure sous l'influence des Elymes et des Phéniciens.
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Des villes rivales
Mais le colonie grecques de Sicile se détachent de plus en plus de leur patrie d'origine. Les tyrannies (le nom "tyran" désigne un homme qui n'hérite pas du pouvoir mais qui s'en empare) sinstaurent et les rivalités entre les villes naissent
Au Vème siècle avant Jésus-Christ, la Sicile n'est plus une simple colonie grecque. Avec trois millions d'habitants, elle est plus peuplée qu'Athènes et Sparte réunies, et Syracuse devient une puissance prépondérante en Méditerranée.
Carthage en particulier est inquiète de l'influence de Syracuse sur la Sicile. C'est la fin de la cohabitation pacifique.
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En 480 avant Jésus-Christ, Hamilcar, général en chef des Carthaginois, décide d'intervenir, soutenu par les cités d'Himère et de Sélinonte, rivales de Syracuse. Il met sur pied une armée de 300 000 hommes et part à la conquête de l'île. Gelon triomphe, au terme d'une bataille homérique à Himère.
Hamilcar et 150 000 Carthaginois périssent.
La revanche de Carthage
L'éternelle rivalité entre Ségeste et Sélinonte est, par le biais des alliances, source de nombreux conflits. Athènes et Spartes s'en mêlent, désireuses d'asseoir leurs positions respectives et de limiter la puissance des cités siciliennes.
Ainsi, à la fin du Vème siècle avant Jésus-Christ, Sélinonte demande l'aide de Syracuse en 413. Soutenue par Sparte, Syracuse remporte une des plus belles victoires. Après la déroute, 7000 Athéniens sont faits prisonniers et enfermés dans les latomies syracusaines.
Ségeste se tourne alors vers Carthage. Hannibal, petit-fils d'Hamilcar, venge son ancêtre : - 409, Sélinonte est rasée, puis, il s'attaque à Himère où il massacre 3 000 hommes. Un an plus tard, c'est au tour d'Akragas, deuxième ville de Sicile, de céder sous la pression des Carthaginois.
Syracuse se dote alors d'un nouveau tyran : Denys 1er, dit l'Ancien, qui ne doit le salut de sa cité qu'à l'épidémie de peste qui ravage les rangs carthaginois.
Rome et les guerres puniques
A sa mort, en 367 avant Jésus-Christ, personne ne nsemble être en mesure de contenir les ambitions de Carthage.
Au nord de l'île, Messine tente de se défaire des envahisseurs carthaginois. En 264 avant Jésus-Christ, elle fait appel à la nouvelle puissance forte de Méditerranée : Rome.
C'est le début des guerres puniques.
Une nouvelle fois, la Sicile est au centre de toutes les convoitises, théâtre de batailles entre des étrangers.